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Tâches

by irene.mingot — Dernière modification 23/09/2008 06:32

T2

by irene.mingot — Dernière modification 21/05/2008 13:48

CONCEPTION D’INDICATEURS PERTINENTS

Coordination générale  : M. Cariolle – expert du CORPEN[1]., rattaché à l’ITB
 
La mise en œuvre de l’approche multi-critères des impacts environnementaux (lien avec les ACV de la première partie du T1) doit aboutir à la constitution d’un référentiel pertinent de traduction de ces impacts en indicateurs[2] de risques relatifs aux différents types de technologies employées.
Considérant le point d’originalité de ce projet qui est l’approche de la phase opérationnelle « terrain » des apports de produits, l’identification de ces indicateurs pertinents se fera en analysant le triptyque : Matériau à épandre – matériel pour épandre – conditions d’emploi (vitesse, nombre d’épandages,…) , sans le déconnecter du couple sol-culture receveur du déchet. Quelle matière épand on ? Quel processus utilise t’on ? Quelles sont les problèmes environnementaux générés ? L’analyse du type de matériaux à épandre permet de répondre à la question de la qualification du danger prenant en compte y compris l’aspect sanitaire : par exemple, une boue de station d’épuration pourra être potentiellement plus dangereuse qu’un compost de déchets verts, du fait des métaux lourds - composés organiques ou bactéries pathogènes. L’examen du process mis en œuvre qualifie l’exposition : En épandage de liquides chargés, l’usage d’enfouisseurs au sol permet de limiter considérablement la volatilisation d’ammoniac et l’émissions d’odeurs !.
La deuxième étape est la production d’un cahier des charges fonctionnel (CDCF orienté « machine ») hiérarchisé, pondéré, pour servir de guide aux tâches T3 T4 T5. La démarche consistera donc à traduire les indicateurs de risques (IR) en indicateurs de performances (IP) sur lesquels seront évalués les technologies : par exemple, le respect des bordures et des zones non traitées, la capacité à assurer la dose prescrite en tout point de la parcelle, la limitation des pertes atmosphériques…. La mise au point des « équations de transfert » entre ces deux types d’indicateurs permet donc de lier la machine aux produits qu’elle épand.
La troisième étape estla définition de la grille d’interprétation de ces IP, et donc l’établissement de valeurs de références et de préconisations « objectives ». Ce chapitre conduit à s’interroger sur l’acceptabilité socio-économique de l’application de telles préconisations d’amélioration des performances environnementales des machines. Par exemple, dans le cas des risques liés à la pollution des eaux, l’IP «écart dose réalisée – dose préconisée» ne peut être évalué uniquement par rapport à l’environnement, « L’acceptable » est aussi économique et agronomique. Ainsi, ce critère sera évaluable en tenant compte de la perte de récolte estimée en deçà et au delà de l’optimum.
 
3 domaines d’investigations seront donc classiquement approfondis :
 
* risques vis à vis des pollutions de l’eau.
Dans le cas particulier de l’azote et partant du principe que la dose préconisée pour une zone donnée est calculée au mieux, l’objectif sera en particulier de situer le critère de performance «écart dose réalisée – dose préconisée» par rapport à une fourchette dite acceptable sur le plan environnemental prenant en compte la variabilité des teneurs en unités fertilisantes.
* Risques liés au sol : effet compaction des sols
Le Cemagref mettra à profit ses bases de connaissances pour établir les risques d’augmentation de dureté du sol ou de formation d’ornières, sous l’effet des passages d’engins d’épandage. Mais, il serait intéressant de traduire ces évolutions en énergie à mobiliser pour décompacter le sol ou en pertes de potentiel de rendements. Pour cela, le projet est en lien avec un laboratoire Suisse (FAT à Tanikon) qui apportera son expertise dans ce domaine.
* Risques liés à l’air :
L’activité d’épandage conduit à constater des problèmes importants de pollutions atmosphériques de toute nature : odeurs par les épandages de lisiers et effluents domestiques – volatilisation ammoniacale – dérive « hors cible » de poussières potentiellement pathogènes.
Le calcul des flux énergétiques et de leurs conséquences en émissions de polluants de type NOx ou de gaz à effet de serre peut se faire comme dans le domaine du transport. Son application à l’épandage conforterait l’acquisition encore trop fragmentaire et dont la pertinence reste à démontrer de données dans le domaine agricole et péri-agricole. Le développement probable de l’utilisation de biocarburants par l’agriculture nécessite que le facteur carburant soit pris en compte à ce stade.
 
T2 – Conception des indicateurs pertinents
N° délivrable
Description
Type de diffusion
mois de remise
T2a
constitution d’un référentiel pertinent d’indicateurs de risques
Publique
12
T2b
production d’un cahier des charges fonctionnel (CDCF orienté « machine ») : indicateurs de performances
Publique
12
T2C
l’établissement de préconisations et seuils indicatifs (objectifs)
publique
24

Pour être le garant de la qualité des indicateurs de risques, le T2 fera appel à un panel d’experts qui exploiteront de l’information existante, notamment au sein du CORPEN ou de l’IFEN. Outre l’ITB (expertise nitrates), les acteurs plus directement identifiés sont le Pôle Agronomie Productions Végétales des Chambres d’Agriculture de Bretagne (dont Jean Grall et D. Heddadj), la FNCUMA, le Cemagref, et d’autres personnalités en prestations ponctuelles : F. Trocherie (IFEN) / JJ Grill (Cemagref Lyon) / B. Real (Arvalis) sur les transferts dans les eaux / D. Olivier (Trame) sur la conception technologique / L. Guichard sur les intrants en général / H. Boizard (INRA) sur le tassement des sols / Mme Marton Gasquet sur les usages « parcs et jardins ».

La consultation des experts en « agro-environnement » s’organisera à l’occasion des tests normalisés qu’il faudra faire sur les cas concrets proposés par les industriels partenaires. En clair, il faudra démarrer les ACV « tests » (prévus au T1 : identification des impacts env.) en se calant plus particulièrement sur les machines (encore non améliorées écotechnologiquement) prévues au T7 – Ces machines passeront aux bancs d’essais normalisés prévus au T3 (à Montoldre et « aux cormiers ») et, à cette occasion, il sera organisé des sessions de travail de 2 à 3 jours (type brainstorming) sur le lieu d’expérimentation à l’issue de ces essais avec les experts en ACV (qui ont travaillé en préalable) – les expérimentateurs (qui ont leur idée sur les impacts qu’il visualise en essais) – les experts agricoles et environnementaux (qui ont une vue « utilisation » ou « pollutions ») – les techniciens des industriels. Il s’agirait d’un type de séminaire de travail sur les « impacts », profitant de la richesse de contacts, d’échanges et de synergies liée à cette manière de mettre en commun. Cette approche devrait être bien plus productive que de solliciter de façon éparse tel ou tel expert qui ne saisira pas réellement les enjeux en étant hors du contexte .

Pour cela, il faudra démarrer tôt la phase T3 même si, celle-ci est stoppée juste après les essais normalisés afin d’attendre les consignes des « ACV »istes et du T2 sur l’établissement du Cahier des Charges fonctionnel des machines. Ce travail n’exclura pas de re-solliciter ponctuellement tel ou tel expert.

Bien que l’ITB ne soit plus partenaire officiel mais prestataire du coordinateur général qu’est le Cemagref (tâche T0), Michel Cariolle – expert du CORPEN restera coordinateur de cette tâche T2.

Dans cette tâche, le CETIM se charge de transmettre les résultats des travaux au GT des constructeurs et de recueillir leurs commentaires, notamment pour répondre à la question: en quoi cet indicateur est utilisable par le concepteur/fabricant (champ de compétence de cet acteur dans le cycle de vie du produit). Ces commentaires seront transmis aux coordinateurs concernés.

Dans la suite logique du T2, les tâches suivantes T3 et T4 sont le garant de la qualité des indicateurs de performances qui doivent se décliner en paramètres à mesurer et à maîtriser : Coefficient de variation de la distribution transversale et longitudinale (en cours de vidange) – coefficient de volatilisation ammoniacale – énergie nécessaire à la distribution centrifuge - …

L’objectif est donc dans les T3 et T4 de recenser les données disponibles et les protocoles d’essais existants ou à créer, pour définir les procédures qui permettent à partir de ces mesures de paramètres pertinents d’alimenter les indicateurs de performances et donc de quantifier la manière dont les technologies permettent d’atteindre les gains environnementaux attendus.


[1] Comité d’ORientation pour des Pratiques agricoles respectueuses de l’ENvironnement
[2] Indicateur : Information quantitative, synthétique, caractérisant un phénomène (processus, action, situation,…) souvent complexe. Elle est mobilisée à des fins de diagnostic, d’aide à la décision, d’évaluation ou de communication – d’après F. Trocherie, IFEN
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